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LIVE REPORT DU FRONTIERS ROCK FESTIVAL VIII (MILAN DU 01 AU 03/05/26)


Je me suis rendu pour la toute première fois au Frontiers Rock Festival de Milan, du 1er au 3 mai 2026. Un déplacement mûrement réfléchi, principalement motivé par la présence de groupes que j’affectionne particulièrement comme Giant, Heavens Edge, Night Ranger, Shiraz Lane, John Corabi sans oublier Stryper.

Je me faisais également une joie de pouvoir enfin voir House of Lords… qui ont malheureusement annulé le 28 avril. Une douche froide tant ils figuraient sur ma liste. Malgré cette frustration initiale, j’abordais ce festival entre attentes et une vraie curiosité.

JOUR 1 :

14:45 – Streetlight 
Un groupe d’ouverture efficace, dans un registre melodic rock assez classique, idéal pour lancer les festivités sans pression.


 

15:30 – Shiraz Lane 
Les Finlandais de Shiraz Lane confirment tout le bien que je pensais d’eux. Leur hard rock moderne teinté de glam fonctionne parfaitement en live, porté par un frontman ultra charismatique qui capte immédiatement l’attention.


 

16:25 – Dan Byrne 
Un registre plus introspectif, plus soft rock, qui tranche avec l’énergie précédente. Malheureusement, la connexion ne se fait pas pour moi et j'en profite pour sortir prendre l'air. 

17:35 – Creye 
Creye propose un AOR moderne très propre, presque clinique. Musicalement, c’est agréable, mais le manque total d’interaction scénique empêche toute montée en intensité. Bof...


 

20:40 – Initialement programmés à 20:10, Giant commence avec 30 minutes de retard.
Coup de théâtre : Mike Brignardello (basse) est évacué vers l’hôpital (bras cassé?), tandis que David Huff est remplacé suite à des soucis de passeport... Malgré ces conditions chaotiques, le groupe assure avec des remplaçants de haut vol. Bryan Cole se montre impeccable au chant, et Dan Huff livre une prestation magistrale, entre technique et feeling. Clairement, le meilleur concert du jour : imparable !


 

22:00 – Starship ft. Mickey Thomas
Starship évolue dans un registre AOR très mainstream et bien trop pop à mon gout. Je reste néanmoins, le temps d’un sympathique “Nothing’s Gonna Stop Us Now”, puis je regagne l'hôtel, sans frustration.


 

JOUR 2 :

14:45 – Fighter V
FighterV propose un hard rock mélodique accessible et efficace. Une belle surprise pour ce groupe en devenir.


 

15:35 – Hell in the Club 
A domicile, les Italiens de Hell in the Club démontrent une vraie maîtrise scénique, avec une énergie constante et un sens du show bien rodé.


 

16:30 – Atlantic 
Atlantic délivre un AOR élégant, mais le guitariste casse une corde ce qui fait perdre du temps au groupe alors que la prestation est chronométrée. Du coup, leur set sera amputé d'un titre.


 

18:40 – Heavens Edge 
Heavens Edge coche toutes les cases : énergie, bonne humeur, interaction. Leur hard rock direct et sincère fonctionne parfaitement en festival. Excellent !


 

20:10 – H.E.A.T.
H.E.A.T. déclenche une véritable ferveur. Même si je ne suis pas client, difficile de nier l’impact scénique. Kenny Leckremo impressionne et porte clairement le groupe à lui seul.


 

21:50 – Night Ranger
Night Ranger livre une démonstration de classe. Entre les envolées de Brad Gillis et la solidité de Keri Kelli, tout est millimétré. Le mythique “one band drum solo” et les hits s’enchaînent. Un pur moment d’anthologie, assurément le show du jour ! 


 

JOUR 3 :

14:15 – IT’sALIE
IT'sALIE joue à domicile avec un rock mélodique accessible. Bonne entrée en matière.


 

15:05 – Transatlantic Radio
Transatlantic Radio propose un rock moderne aux influences variées, sans forcément marquer durablement.


 

16:00 – Smoking Snakes 
Smoking Snakes impressionne. Le chanteur évoque immédiatement Blackie Lawless, une référence forte pour cette belle découverte !


 

17:00 – Confess
Confess déstabilise : image très dark, musique moins tranchée. Un décalage difficile à appréhender pour moi. Bof...


 

18:10 – John Corabi
John Corabi propose ici un set blues/rock authentique, parfaitement adapté à son grain de voix. Un moment sincère et très sympa.


 

21:20 – Stryper
Stryper ne déçoit absolument pas. Entre puissance et précision, le groupe enchaîne les classiques avec maîtrise agrémentés d'une reprise de Judas Priest. Flamboyant malgré des conditions compliquées, Michael Sweet, livre une performance impressionnante. Quel groupe, quel talent, quel plaisir...Une conclusion magistrale pour cette huitième édition!


 

Avec le recul, je ne regrette absolument pas mon déplacement jusqu’à Milan, malgré l’annulation de dernière minute de House of Lords. Le Frontiers Rock Festival est un événement bien organisé, qui conserve une dimension humaine particulièrement appréciable. 


Le format 100 % indoor est un vrai atout : il permet de profiter des concerts dans d’excellentes conditions acoustiques tout en gardant une proximité rare avec les artistes. Le seul véritable bémol, à mes yeux, concerne la restauration, avec des rapports qualité/prix et quantité/prix clairement trop élevés. 

Pour le reste, l’expérience est largement positive... Et je reviendrai certainement, en fonction des futures programmations.

  

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